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 Prends ton du et barres toi avant que je ne te mange

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Tiffany J. De Lioncourt
Tiffany J. De Lioncourt
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MessageSujet: Prends ton du et barres toi avant que je ne te mange    Prends ton du et barres toi avant que je ne te mange  EmptySam 2 Oct - 15:14

Prends ton du et barres toi avant que je ne te mange  2ns2mqc Prends ton du et barres toi avant que je ne te mange  Th_larajade13
“Prends ton du et casses toi avant que je ne te mange“
Je ne comprends décidément jamais ce que les humains ont de si particuliers. Ils sont bien éphémères après tout. Cent ans et des poussières que je vis et me voilà, à les regarder s’aimer, se désirer puis s’éteindre comme bon leur semble. Surtout qu’étant une fossoyeuse, je les mets en terre. Ce qui peut être assez ironique quand on y pense puisque je peux les tuer aussi. La proie, le prédateur et beaucoup de sang. Bien entendu, j’ai cessé de tuer, il y a longtemps de cela mais on est jamais à l’abri d’un petit dérapage. Comme je le dis si souvent « Oups! ». Puis on fait disparaitre le corps, soit par les flammes ou soit par la terre qui peut être plus romantique. Cela m’est déjà arrivé d’enterrer quelqu’un vivant mais c’était durant mes jeunes années vampiriques, je n’y connaissais alors rien. Que de souvenirs nostalgiques. Beaucoup de ceux de mon espèce passent leur temps plonger dans les souvenirs ou beaucoup trop occupé à tuer. Le principe du vampire, ou du jeune vampire est qu’il ne doit pas vivre seul sinon il risque de venir à bout de lui-même. La folie qui nous emporte les premières années sont toujours significatives et je pense par delà les expériences que si mon défunt époux n’avait pas été là, je serai morte depuis longtemps.

La rage de perdre un compagnon, le désespoir de la solitude et enfin la douleur, le chagrin, on eut raison de moi. Et je me souviens encore comme si cela venait de se produire de ce qui c’est passé. Je les ai vu me le prendre, je les ai vu le tuer puis je suis venue à bout d’eux. Lentement, dans leur sommeil, chacun savait que j’allais venir les tuer mais à l’époque j’étais plus discrète. Cependant le clan vivant à proximité a fini par me retrouver et à me condamner à l’exil. L’errance, la haine pour ceux de mon espèce m’ont conduite dans cette ville. Et maintenant me voilà à faire comme ci… comme ci j’étais l’une des leurs. Le pasteur s’avança un instant pendant que la famille pleurait. Je voyais la veuve se jeter dans les bras d’un homme - son amant ? - puis se lamenter de la perte de son mari qui est parti « trop tôt » selon elle. Les humains ne meurent pas trop tôt Madame, ils meurent un point c’est tout. Nous devons tous nous éteindre un jour ou l’autre. Ensuite, après le sermon, la prière et toutes sortes de choses religieuses et qui m’échappent encore, je remis à la Terre ce qui lui appartenait d’origine. La vieille dame hurla en voyant le cercueil descendre et je dus faire des efforts monumentaux pour ne pas me jeter à la gorge et la saigner comme une truie. Levant les yeux au ciel, j’allais ranger mes affaires avant de constater que le cirque était encore là Et si j’y retournais ce soir ? Jolis garçons, jeux débiles, filles voulant coucher n’importe qui… Le rêve parfait pour une petite partie de chasse.

Après avoir balancé la pelle dans la cabane au fond du cimetière, je retournais chez moi quand soudain, je sentis un courant d’air froid. Demain, le temps ne serait pas aussi radieux que ces derniers jours. Pluie à prévoir ? Surement! Quand on est une vampire, on sent ce genre de choses et le fait que je sentais la présence d’autres de mon espèce dans cette ville me laissait perplexe. Il y avait donc d’autres vampires dans cette minuscule cité. Intéressant! Que faisaient-ils là ? Je ne savais pas. Et puis tant qu’ils ne me causaient aucun ennui tout irait bien. Nous autres vampires sommes habitués à la discrétion et cela fait vingt ans que je le suis alors je ne les laisserai pas des nouveaux venus me gâcher mon plaisir. S’il fallait que j’en tue un ou deux pour leur apprendre les règles, je le ferai. Quand j’arrivai chez moi, je retirai la cape qui me protégeait du soleil, certains pensaient que c’était uniquement pour faire preuve de respect envers les défunts. Que d’inepties. Après tout, j’avais assisté à plus d’enterrements que n’importe qui. J’avais même contribué à l’extinction de certains alors pourquoi ferai-je preuve de respect envers les propres personnes que j’ai mise en terre ? L’humanité est stupide et les conventions le sont aussi. On peut avoir recours à l’hypnose pour avoir ce que l’on veut, on peut obliger quelqu’un à faire nos petites besognes mais où est le challenge ? Hypnotiser un homme, coucher avec puis le mordre et lui faire croire que c’est un animal sauvage. Cela provoque mon hilarité à chaque fois. Je déteste tout cela, je n’aime pas faire semblant. Mais je ne suis pas le genre de femmes qui arrive et dit « Attention chéri, je suis un vampire, je peux te tuer à tout instant. » N’importe quoi!

En revêtant ma robe couleur pourpre puis mes cuissardes, je décidai de relever mes cheveux en chignon lâche laissant entrevoir ma nuque. Cela rend certains hommes cinglés et j’adore jouer avec leur excitation. Je ressens tout ce qu’ils ressentent et la torture de pouvoir m’admirer, d’imaginer mais de ne pas pouvoir me toucher rend la chose intéressante. Me maquillant légèrement, le même que tous les soirs, je sortis en jouant avec les clés. Certains passants se tournaient sur mon passage dans la rue. J’en riais. J’étais de bonne humeur ce soir. Une fois arrivée devant le portail, je ressentais l’impatience des gens. Certains me dévisagèrent, d’autres étaient occupés à se disputer. Pauvres, pauvres mortels. Passant devant certains, des femmes m’insultèrent, des hommes aussi et je me tournais pour leur sourire à pleines dents. Sans pour autant montrer mes canines. Discrétion, toujours! « Bonsoir Sir, je souhaiterai un ticket s’il vous plaît, susurrai-je avant de lui tendre un billet et de lui faire les yeux doux. » Le pauvre gamin devait avoir des sueurs froides. Parfait! La soirée pouvait commencer.

Me montrant, aguichant certains, en repoussant d’autres, je déambulai dans les stands. Regardant les autres, je sus que je pouvais faire ce que je voulais d’eux. Mais quelque chose me tracassait. Je commençai à avoir faim et comme disait mon défunt époux: « Manges de la nourriture humaine pour compenser. » J’achetai donc une pomme d’amour puis regardai les autres s’amuser. Se balader par deux, s’embrasser et je ressentis comme un manque. J’avais besoin de distraction. C’est alors que je vis la parfaite distraction qui puisse exister. Un stand de tir. Cela faisait longtemps! A vitesse humaine, je m’approchai du stand et vis le mec qui le tenait hausser le sourcil. Je payai mon du et commençai à tirer. Certains hommes me contemplaient et je faisais ça pour le spectacle. Etant une vampire, je ne manquai aucun tir et repartis avec une peluche. « Merci, répliquai-je en français avant de me tourner pour partir. » Puis, je m’accoudai contre un poteau et sortis une cigarette que je m’allumai avant d’essayer de trouver un pigeon à qui je pourrais donner cette horreur. Soudain, sans réfléchir, j’arrêtai un mec à qui je la tendis «Bonsoir,vous la voulez. Elle est horrible et cela serait dommage qu’elle finisse aux ordures. » Je levai la tête vers l’homme que je venais de stopper en presque lui balançant la peluche à le figure ne me doutant pas une seconde que j’allais regretter mon geste pour le restant de la soirée… ou de ma vie.

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    Prends ton du et barres toi avant que je ne te mange  Pbucket Prends ton du et barres toi avant que je ne te mange  Pbucket
    « Félicitations tu vas bientôt toucher le fond, c’est bien. » Et alors il s’est passé quelques choses, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi même envahi par la nuit le silence et la plénitude. J’avais trouvé la liberté. Perdre tout espoir, c’était cela la liberté.
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Morgan K. Ó'Cathain
Morgan K. Ó'Cathain
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MessageSujet: Re: Prends ton du et barres toi avant que je ne te mange    Prends ton du et barres toi avant que je ne te mange  EmptyMar 5 Oct - 19:35

Morgan aimait bien les meurtres. Enfin, non, pas exactement. Quoique... Mais disons que la mort, les assassinats, la faim dans le monde et les catastrophes naturelles constituaient plus ou moins son fond de commerce. Et des gens tels que Jack L'Eventreur avaient su donner un job à des fouines telles que lui. Ca paraissait bête à dire mais nier que les histoires de meurtres ne faisaient pas tourner le monde aurait été de la plus grande des hypocrisies. L'irlandais n'avait toutefois jamais trouvé d'attraits malsain au morbide, il s'en souciait comme d'un sujet d'étude ordinaire et traitait ses articles concernant l'assassinat d'une demi-douzaine de filles dans les Hampshire comme il aurait traité du record du plus grand cookie. Cependant, force lui était de constater que des filles, aussi mortes soient elles rapportaient nettement plus de livres dans les caisses des kiosques (et dans sa poche) qu'un cookie géant. La curiosité des lecteurs restait toujours accrochée, par cette étonnante fascination que suscitait chez eux l'horreur humaine, cette barbarie dont pouvait être capable un homme à l'égard d'un tiers.
Et pourtant, cette fois, ce n'était pas l'odeur de cadavre qui attirait les curieux à Lockerbie comme des mouches sur un pot de miel. Non pas qu'il comparât les touristes de son espèce à de vulgaires mouches (puisqu'il en avait croisé de très beaux spécimens, par ailleurs) mais il était aisé d'établir un certain parallèle entre les deux phénomènes. Quoi qu'il en soit, l'irlandais avait fini par apprendre que plus que le morbide, c'était l'excitation de la découverte d'un prochain évènement qui agitait le plus les consciences. Si bien qu'il en était rendu à faire miroiter monts et merveilles à ses lecteurs pour vendre plus de papier. L'émotion, l'étonnement, Morgan avait toujours joué dessus pour parvenir à ses fins. Et c'est par ce même système qu'il avait finalement réussi à pénétrer dans le champ de foire... Gratuitement.
« Ma fille ! Ma petite fille ! Bonté divine, elle a disparu dans toute cette foule.» S'était-il lamenté devant les guichets, s'attirant ainsi tout les regards condescendants que pouvait porter le monde.
Les jeunes mamans avaient resserré leurs étreintes autour de leur progéniture, les papas avaient simplement hoché la tête en signe de soutien. Et la guichetière avait simplement posé son regard compatissant sur l'irlandais qui lui avait renvoyé sa pseudo-détresse. God, dans une autre vie, il aurait pu être acteur ! Et voilà qu'il était entré, faisant mine de fureter, appelant "Ombeline ! Ombeline !" à tout va, avant de songer qu'Ombeline ne serait définitivement pas le prénom qu'il donnerait à sa petite fille, si petite fille il y avait un jour.
Morgan jeta un oeil par-dessus son épaule, s'assurant que plus personne ne pensait à cet infortuné père qui avait lâché la main de sa petite fille et sortit simplement son carnet. Il croqua rapidement la disposition des lieux, histoire de pouvoir sortir de ce dédale de stands un jour. Du fusain plein les doigts, le jeune homme s'essuya discrètement sur le veston de son voisin avant de fermer les yeux et de se laisser simplement guider par les effluves du cirque. Il croisa quelques membres notoires de la troupe, notamment la lanceuse de couteaux, qui lui donna encore des sueurs froides. Réprimant un frisson, l'irlandais s'arrêta face au stand de tir, qu'il affectionnait depuis sa plus tendre enfance, bien qu'ayant toujours été relativement nul une carabine à la main, incapable, jadis, de se focaliser sur la cible uniquement. Trop de pensées externes venant parasiter sa concentration. Fort d'une plus grande maturité, Morgan eut l'irrépressible envie de tenter sa chance comme au bon vieux temps.
~ BANG BANG, YOU'RE DEAD ~
Ou pas. La gachette au bout du doigt, le regard fixé sur la cible mouvante et le canon de l'arme encore fumant, l'irlandais eut un soupir de dédain. Raté. La dernière cible, seulement. Pour deux malheureuses pensées venues vagabonder aux frontières de son esprit. Du genre *Mon pauvre amant perdu, gnagnagna* ou encore *Allons nous embrasser derrière la caravane blablabla*. Soit, il avait raté. De toute façon, le gros lot était immonde. Tellement moche que même Skye n'en aurait pas voulu. Une sorte de bébé phoque croisé avec un ours. Frustré, l'irlandais fit volte-face en grommelant faisant même les gros yeux à un enfant qui passait par là et qui, avouons-le, l'avait bien cherché *PAF*.

Le journaliste se laissa finalement porter par la foule avant de... hum, eh bien, tomber littéralement sur quelque chose d'intéressant, bien que cela n'ait absolument aucun rapport avec sa présence au cirque.
~ PUFF ~
Fut le bruit qu'émis la peluche en entrant directement en contact avec son visage. A vrai dire, ce n'était pas vraiment la première personne qu'il aurait souhaité embrasser pour cette soirée... Ebahi au premier abord, Morgan secoua la tête et n'eut qu'une envie, transformer le responsable en hachis parmentier.
« Bonsoir,vous la voulez. Elle est horrible et cela serait dommage qu’elle finisse aux ordures. » fit une voix suave et aussi enjouée qu'une porte de prison en guise de présentation Morgan/peluche hideuse/Morgan. Enchanté.
« Non mais je ne...» démarra le jeune homme dans un accès de colère non feint.Puis la peluche lui laissa enfin une vue dégagée sur la propriétaire de cette voix dédaigneuse. Et toute fureur detenue retomba comme un soufflé dans un four. «... Ne permettrais pas qu'on puisse jeter une telle chose !» poursuivit donc le jeune journaliste, en toute mauvaise foi. C'est vrai qu'elle était moche cette peluche... Moche ? Son regard quitta l'ourson transgénique pour se poser sur sa propriétaire. Pas plus de vingt ans. Mignonne. Gosh, trop jeune. Shit.
« Vous me paraissez bien jeune pour porter autant de dédain dans votre voix mademoiselle. Et quant à l'ours. Je l'ai vu au stand de tir, auriez-vous séduit un homme pour l'obtenir ? Ce même homme qui reviendra d'ici quelques minutes, les bras emplis de cadeaux dûement gagnés... Et qu'elle femme seriez vous pour les offrir à d'autres ?»
Un sourire étira les lèvres de l'irlandais.
« A moins que vous n'ayez envie de vivre une excitante fuite au bras d'un inconnu...»
L'irlandais poussa un soupir las et attrapa finalement la peluche que lui tendait l'inconnue. Bon, après tout... Peut-être qu'une autre y verrait de l'art, ou une volonté de transcender les espèces animales. Il en doutait fortement, mais au moins, il pourrait passer pour le roi du tir à la carabine... Il aurait bien voulu s'aventurer dans l'esprit de la demoiselle, pour en connaître un peu plus sur elle, mais cela n'aurait pas été correct. Jamais dès le premier rendez-vous. Enfin, techniquement.
« Morgan Ò'Cathain, heum... Apprenti ferrailleur. Vous êtes ?» S'enquit-il après un léger mensonge. Bah oui, on ne va pas crier à tout le monde qu'on est une fouine et qu'on est là pour fouiller dans la vie des gens, ce serait se discréditer totalement. Il avait déjà fait l'erreur avec Megan machin-chose, inutile de la réitérer.


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Tiffany J. De Lioncourt
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MessageSujet: Re: Prends ton du et barres toi avant que je ne te mange    Prends ton du et barres toi avant que je ne te mange  EmptyMer 6 Oct - 12:24

Oups ! Je crois que je lui ai malencontreusement mis la peluche dans la tête. Pas grave ! Les humains ne s’offusquent pas pour si peu. Quoi que ? Celui-là semblait bien en colère et je regardai un instant mes pieds comme gênée. Cela devait faire au moins vingt ans que je n’étais pas sortie dans le beau monde et me voilà à maltraiter le premier homme que je voyais. Certes, il dégageait une forte odeur d’alcool ainsi que de transpiration mais bon, les humains ne sentent-ils pas toujours ainsi ? Quoi qu’il en soit, il voulait m’arracher la tête et je trouvai cette option pour le moins stupide. Quand tout d’un coup, il retirait la peluche et se mit à me fixer. Son sentiment de colère laissa place à un autre que je ne nommerai pas. Génial, ce n’est pas un homme pour rien. Je relevai doucement essayant de visualiser ses traits. Vu sa manière si soudaine de changer de ton, je dirai que c’est un homme à femmes. Que dire d’autre ? Il n’est pas si mal pour un humain. Son air si confiant me donnerait envie de… le tuer ou juste de le mordre pourquoi pas ? Mais sa manière de s’exprimer laissait présager un homme qui n’était pas écossais. Après tout, même après vingt ans passées dans cette ville, je m’exprimai toujours selon le siècle dernier et j’avais toujours mon accent français. « Qu’on puisse jeter une telle chose. » Je partis dans un éclat de rires. Mon rire surnaturel qui trahisait si souvent ma condition. Je m’en mordillais la lèvre avant de détourner la tête vers le stand de tir où je vis des amoureux en train d’essayer de gagner un lot. Le garçon dirait si mal qu’il m’arracha un sourire et la fille, elle semblait aux anges. Quelle ignominie. Le mensonge que venait de me dire cet homme pour tenter de me séduire m’amusait visiblement beaucoup plus que je ne voulais le croire.

La dernière fois que j’avais eu un sentiment presque humain, j’étais encore en présence de Sébastian. Nous étions en train de nous chamailler comme des adolescents. Lui à son apparence juvénile, moi à l’expression de plus en plus marqué par les décennies passées en sa compagnie. J’avais tout vu, goûté à tout mais le progrès de la science ne cessait de m’émerveiller. J’aurais voulu me rendre en Angleterre avec lui, aux Etats-Unis mais il ne devait être qu’un tas de cendres maintenant. Revenant à la réalité, j’haussai le sourcil en voyant que l’homme n’avait cessé de parler. « Votre mensonge, Sir n’a d’égal que votre charme, dis-je en lançant un sourire angélique à mon interlocuteur. » Encore une remarque sur mon âge qui me fit d’autant plus sourire. Décidément pour un humain, il me plaisait bien et j’étais certaine qu’il plairait à Tanya aussi. Mais bon, je ne voulais pas qu’elle me vole mon festin. J’avais beau ne pas être affamé, je comptais bien l’attirer dans mes griffes. S’il se montrait un bon humain coopératif, je ne le tuerai peut-être pas du premier coup. Oh Tiffany, tu es impitoyable quand tu t’y mets, pensais-je pour moi-même, Sebastian apprécierait surement.

Il commençait à y avoir réellement du monde et je commençai à mal supporter toute cette foule. J’inspirai un bon coup quand sa tirade me revint en mémoire. Alors quel moyen ingénieux de savoir à la fois mon âge et mon statut. J’en ris de nouveau avant de me décider à lui répondre. Ne sois pas cruelle ma fille, sois juste toi-même. « Quel moyen de savoir quel est mon âge et si j’ai un homme dans ma vie – je ris à nouveau avant de planter mon regard dans le sien – alors Sir, ne faites pas attention à l’apparence. Car aussi juvénile puis-je paraitre, il serait fort probable que mon âge vous laisse pantois. Quand à cette chose, claquai-je méprisante en désignant la peluche, si vous aviez levé le nez de votre pistolet tout à l’heure, vous auriez vu une femme en train de tirer à vos côtés. Et cette femme, Sir, n’est autre que moi. Je n’ai aucun galant qui ne puisse me satisfaire… Quand à fuir avec un parfait inconnu, l’idée me semblerait tentante bien entendue. Mais Sir, je ne suis pas de ses femmes – comme celle derrière – qui fuit avec le premier homme pour partager sa couche et se révéler être traiter comme une vulgaire putain. » J’avais dit cela sans le lâcher du sourire, ni sans lâcher mon sourire. Les hommes ne sont que des hommes et le taux de testostérone semblait si supérieur à la normale chez ce dernier que je faillis me retenir de ne pas lui arracher ses vêtements de suite. Mais bien entendu, le jeune homme saurait dans peu de temps qu’il me plaisait physiquement. Je n’étais pas difficile à satisfaire. Je le vis s’emparer de la peluche pour finalement soupirer.

Morgan… C’est un joli nom. Il me semblait bien qu’il avait un accent. « Irlandais. Je ne suis pas encore allée dans votre patrie, Sir Cathain. Je me nomme Tiffany De Lioncourt. Et je ne vous dirai point l’emploi que j’exerce mais sachez Sir que si je viens à vous croiser durant mon travail, c’est que la vie aura eu raison de vous. » Je ne pouvais pas lui dire que j’étais fossoyeuse, cela serait déplacer et imaginer une femme en train de foutre le corps d’un inconnu en terre risquerait de choquer mon futur encas. A en juger par ses habits, je ne dirai pas qu’il est apprenti je ne sais plus quoi mais autre chose et la pause marquée entre l’énonciation de son nom et celle de sa profession montrait clairement qu’il mentait. Mais je me fichai qu’il soit ferrayeur ou autre chose, après tout, il semblait étrange et captivant. La curiosité du vampire était un grand défaut pour notre espèce mais je ne pouvais aller à l’encontre de ma nature. « Et vous Sir Morgan, permettez que je vous appelle par votre prénom si cela ne vous gêne pas, vous savez maintenant que je n’ai pas de galants. Auriez-vous une idée à qui cette peluche reviendra ? Une dame dans votre cœur ? Ou n’êtes vous qu’un Dom Juan en mal d’amour… » Je marquai une pause me mordillant à nouveau la lèvre inférieur. Je m’étais montrée trop familière. Mais cette époque, tout changeait et n’importe qui se retrouvait à être indiscret tôt ou tard. « … comme moi, rajoutai-je presque inaudible à l’oreille humaine. » Je détournai mon regard gêné vers la foule encore une fois. Toutes ces couleurs, je n’y étais plus habituée car la dernière fois que j’étais sortie dans un lieu mondain, c’était il y a vingt ans… en sa compagnie. Dieu qu’il me manquait terriblement. Vampiresse esseulée, blasée en compagnie d’un parfait inconnu qui finirait en repas. Décidément ma pauvre fille, tu as une vie géniale !


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    « Félicitations tu vas bientôt toucher le fond, c’est bien. » Et alors il s’est passé quelques choses, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi même envahi par la nuit le silence et la plénitude. J’avais trouvé la liberté. Perdre tout espoir, c’était cela la liberté.
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